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Trois choses intéressantes que la recherche sur le cannabis nous a montrées.




La reclassification du cannabis par l’ONU, et la reconnaissance de ses propriétés médicales, devraient désormais faciliter les recherches sur la plante. Néanmoins, les données compilées par la National Library of Medicine et PubMed.gov montrent qu’un record de plus de 3500 articles scientifiques sur le cannabis ont été publiés dans le monde en 2020. PUBLICITE Des simples études aux recherches évaluées par des pairs, quelles sont les conclusions qui sont ressorties de cette année 2020 ?


 

Les confinements font évoluer la consommation de cannabis

En ce qui concerne la consommation de cannabis pendant le COVID-19, les confinements et la crainte de pénurie sur les marchés légaux, ont été cités comme des facteurs de consommation.

New Frontier Data a rapporté en novembre que 42% des consommateurs actuels de cannabis aux États-Unis ont déclaré avoir augmenté leur consommation globale de cannabis pendant la pandémie. Plus précisément, 25% des répondants ont mentionné une légère augmentation, 18% ont signalé une forte hausse, 42% ont noté que l’utilisation est restée stable et 16% ont signalé une baisse depuis le début de 2020.

Le cannabis a aussi été vu comme un moyen de protéger sa santé mentale ou de faire face aux aléas psychologiques de la pandémie. Une enquête des Centers for Disease Control and Prevention américains a révélé que plus de 40% des répondants déclaraient avoir des problèmes de santé mentale, avec une consommation accrue de substances.

 


Une étude pancanadienne menée par la Croix-Rouge canadienne a aussi suggéré que certains adultes qui consomment de l’alcool et du cannabis ont augmenté leur consommation.

Cependant, l’augmentation de la consommation de cannabis n’a pas été observée partout.

En France, les consommations ont bien sûr évolué au regard des conditions sanitaires et de restriction des déplacements. L’enquête Cannavid et la Global Drug Survey ont toutes deux noté une stabilité globale de la consommation, malgré un marché noir plus difficile à atteindre.

Une étude belge publiée en juin dernier, a montré que si la consommation d’alcool et de tabac a quelque peu augmenté parmi les 3632 répondants, celle de cannabis est restée stable. Les principales raisons de se tourner vers des substances psychotropes étaient l’ennui, le manque de contacts sociaux, la perte de la structure quotidienne, la récompense après une journée de travail acharnée, la solitude et la convivialité.

 

Le cannabis peut aider à réduire le risque d’overdose en réduisant l’exposition aux opiacés

Une étude réalisée en Colombie-Britannique et publiée ce mois-ci dans Drug and Alcohol Dependence suggère que le cannabis peut aider les personnes qui reçoivent un traitement pour une dépendance aux opioïdes et réduire leur risque d’être exposés au fentanyl présent dans certaines drogues illégales achetées au marché noir.

Au total, 53% des 819 participants à l’étude qui étaient sous traitement par agonistes opioïdes (OAT) « utilisaient intentionnellement ou par inadvertance du fentanyl, un facteur clé de surdoses ».

Les participants à l’étude positifs au THC étaient environ 10% « moins susceptibles d’avoir des urines positives pour le fentanyl, ce qui les expose à un risque moindre de surdose de fentanyl », rapporte le Centre d’Usage de Substance de Colombie Britannique (BCCSU). « Ces nouvelles découvertes suggèrent que le cannabis pourrait avoir un impact stabilisateur pour de nombreux patients sous traitement, tout en réduisant le risque de surdosage », explique le Dr Eugenia Socías, auteur principal de l’étude et clinicien-chercheur au BCCSU.

« Alors que les overdoses continuent d’augmenter à travers le pays, ces résultats mettent en évidence le besoin urgent de recherche clinique pour évaluer le potentiel thérapeutique des cannabinoïdes comme traitement d’appoint à l’OAT pour lutter contre l’épidémie croissante de surdoses d’opioïdes », déclare le Dr Socías.

 

Pas forcément une bonne idée de consommer du cannabis avant une opération

Consommer du cannabis avant une opération chirurgicale peut avoir une influence négative sur les résultats après la chirurgie, suggère une déclaration de l’American Society of Anesthesiologists (ASA). L’organisation a constaté que ceux qui consomment du cannabis peuvent avoir besoin de plus d’anesthésie pendant la chirurgie et ressentir plus de douleur par la suite.

Qualifiant l’étude de la première du genre, les chercheurs ont examiné les dossiers de 118 patients qui avaient été opérés pour un tibia cassé, puis ont comparé les effets rapportés pour les consommateurs de cannabis et les non-consommateurs.

Au total, 25,4% des patients ont déclaré avoir consommé du cannabis avant la chirurgie. Les consommateurs de cannabis avaient besoin en moyenne de 37,4mL d’anesthésique contre 25mL pour les non-consommateurs, et ont signalé des scores de douleur en moyenne de 6 contre 4,8 et ont reçu 58% d’opioïdes de plus par jour pendant qu’ils étaient encore à l’hôpital.

Le besoin de plus d’anesthésie chez les consommateurs réguliers de cannabis est conforme à une étude publiée l’année dernière dans le Journal of the American Osteopathic Association.

Bien que les consommateurs de cannabis aient une douleur clinique plus élevée, des scores plus faibles sur les indicateurs de qualité de vie et une consommation d’opioïdes plus élevée avant et après la chirurgie, ces personnes « ont rapporté des résultats chirurgicaux similaires, suggérant que la consommation de cannabis n’a pas empêché la guérison » a conclu une étude récente du Michigan.

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